Une lettre qui c'est perdue avec le temps. Attention, contenu sous pression, peut exploser au contact du bonheur.
Quelqu'un m'a déja dit un jour que j'étais joliement humain. Optimiste et enthousiaste faces aux peurs qui constituaient mon quotidien.
Si seulement c'était vrai.
Tu pensait à ça toi aussi ?
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Bonsoir Kate,
Je n'ai malheureusement pas la chance de te voir en personne, alors je vais me contenter des merveilles du 21e Siècle et parler a des pixels comme a ma meilleure amie.
Je deviens nostalgique. Le genre de nostalgie a deux pas de la dépression. Très loin du genre "sourit un peu", quelque chose d'un peu plus compliqué. C'est une dépression ? Non. Je ne suis pas triste. Le vide. La misère. C'est douloureux et rien a la fois. Déprimé, sans avoir la volonté de me réjouir. Pourquoi ? Tout simplement parce que j'en souffre.
Je me lève a 6, 7, 8 heure du matin, me sentant comme si je venais a peine de m'endormir. A vrai dire, j'ai vraiment l'impression que c'est ça ! Je n'ai pas a aller nulle part. C'est comme si je pouvais rester 3-4 heures de plus couché...Trop fatigué. Trop pathétique pour ramper en dehors du lit. Ou peut-être que je vais dormir jusqu'a 18 heure de l'apres-midi. C'est tellement plus facile de passer a travers une journée que de la vivre entièrement. De toute façon je suis tellement fatigué. Toujours a essayer de sauter chaque journée, sachant qu'heure après heure j'ai a me battre pour me trouver une motivation tout ca sans savoir ce qu'il va se passer demain... Les gens autour de moi se demandent simplement "ce qu'il ne vas pas" et je sourit simplement :
"Rien, je suis juste un peu fatigué."
Oui, je suis fatigué. Fatigué de dériver chaque jour, sans aucune vraie volonté de vivre. Mais je sourit et ils finissent par me croire. C'est tellement plus facile de mentir de toute façon, et la plupart du temps ca me permet de repousser la culpabilitée. Des fois, je me trouve une petite porte de sortie, quelque chose qui me sauve temporairement. J'essaie décrire, de dessiner.
Je brule, coupe, purge, bois, écorche, abuse... Tout ce qui peut emmener ma tête loin du vide qui m'obstine.
Mais jai peur kate. J'ai peur que c'est actes vont prendre le contrôle de mes pensées. Peur que je passe mes journées non seulement dans la brume de la dépression mais que ma tête soit si consummée par toute c'est pensées d'auto-destruction que j'explose. Ma tête tourne constamment, m'amenant des images de cette douleur et plusieurs façons de me détruire moi, ou plutot plus précisement cette peste à l'ntérieur. Mais rien de fonctionne. Pas même l'auto-destruction. Je passe mes nuit seul, assis, à regarder le vide, fesant des trucs insignifiant comme si ils avaient de l'importance juste pour être occuppé. Je charge mon emploi pour être trop occuppé. Travailler pour m'éviter de penser. Éviter que ma tête s'égare, quel trouve un moyen de me faire souffrir encore plus. Juse pour que ca arrête de bourdonner pendant cinq minutes. Juste pour arrêter de passer des heures a pleurer ou a crier sans aucune raison juste pour tomber de fatigue... Tomber de fatigue. Comme si j'allais tout détruire a force de crier.
C'est difficile à comprendre, n'est ce pas. Je sait. Je n'ai pas de médicament, d'hopitaux, de bandages ou de seringues pour faire en sorte qu'on s'en soucie. Le e-mail, c'est simplement que je n'arrivais plus a dormir. Difficile a crorie qu'on gars comme moi soit aussi malade....
C'est con, mais cette dépression à brisé tout l'estime de moi que j'avais. J'ai peur. Même pour demander de l'aide. C'est pas le temps pour ça. Tout ce que je peut faire c'est avancer. Lentement. En espérant que quelqu'un remarque ma lente, méticuleuse auto-destruction. Mais je t'en fais pas. Il y a des jours ou c'est pas si mal. Quelques fois même, j'arrive a me sentir stable. Je peut même marcher fièrement pour un jour, sentant une mince lueur d'espoir que peut-être un jour, tout va aller pour le mieux...Que les choses vont pour le mieux et que j'ai la force de tenir bon...Même si j'ai l'impression d'avoir perdu trois ans a attendre ça... Jme sent tellement cave de croire que les choses vont s'arranger...
Tu ne t'es jamais sentie comme si ton corps au complet pouvais juste briser à chaque minute. Tout simplement s'émietter au complet. Comme si il avait perdu la seule pièece qui tenais tout en place ? C'est un peu comment je me sent en ce moment. Cette fragilitée brute. Chaque mince changement dans ma tête, ma vie au sur le monde provoque une spirale décadente qui me transforme graduellement en statue de pierre. Plus je vis, plus je déteste ce que je devient. Tout est si insignifiant ...
Et un jour tu te réveille, enroulé sur le plancher de ta chambre a pleurer parce que tu n'a plus rien a faire.
En attendant la prochaine vague, avant que m'habitues a user mes jointures, avant que les beaux jours perdent leur éclat et que je me décides à plier bagage, je me fies aux e-mails... Qui malheureusement, ont le don d'exprimer ce que je n'ai pu te dire. Désolé.
Je suis tellement fatigué.
Gracieusement,
Sincèrement,
Malheureusement,
-Guillaume-